{"id":117,"date":"2024-08-06T20:34:50","date_gmt":"2024-08-06T20:34:50","guid":{"rendered":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=117"},"modified":"2024-08-07T10:26:21","modified_gmt":"2024-08-07T10:26:21","slug":"la-revanche-dune-blonde-film","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=117","title":{"rendered":"[J\u2019ai revu] Legally Blonde (La Revanche d\u2019une blonde, 2001) : petit point sur la com\u00e9die romantique des ann\u00e9es 2000"},"content":{"rendered":"\n<p>J\u2019ai revu r\u00e9cemment&nbsp;<strong><em>Legally Blonde<\/em><\/strong>, un film du d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 (litt\u00e9ralement) avec Reese Witherspoon et Luke Wilson. Le synopsis est simple, mais vous verrez dans mon analyse que \u00e7a ne l\u2019\u00e9tait pas tant que cela : \u00ab&nbsp;<em>Elle Woods, jeune femme populaire \u00e0 l\u2019universit\u00e9, se retrouve largu\u00e9e par son petit ami. Elle d\u00e9cide de le suivre \u00e0 la facult\u00e9 de droit et, pendant son s\u00e9jour, elle comprend qu\u2019il y a des choses bien plus importantes que les apparences<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Le film&nbsp;<strong><em>La revanche d\u2019une blonde<\/em><\/strong>&nbsp;a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par Robert Luketic, il s\u2019agissait de son premier long m\u00e9trage, et il fut ensuite habitu\u00e9 aux com\u00e9dies, il a notamment r\u00e9alis\u00e9 quelques bons thrillers tels que&nbsp;<em><strong>Las Vegas 21<\/strong><\/em>&nbsp;(2008),&nbsp;<strong><em>Parano\u00efa&nbsp;<\/em><\/strong>(2013), et com\u00e9dies traditionnelles comme&nbsp;<strong><em>Sa m\u00e8re ou moi !&nbsp;<\/em><\/strong>(2005) et&nbsp;<strong><em>Rendez-vous avec une star<\/em><\/strong>&nbsp;(2004). Il n\u2019y a donc pas grand chose \u00e0 dire sur ce r\u00e9alisateur. Et l\u2019on peut m\u00eame ajouter que rien ne pr\u00e9sageait qu\u2019il allait tourner un film culte sur une jeune femme \u00e0 Harvard.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u00e0 que vous allez voir que je suis incollable sur les com\u00e9dies romantiques (ou pas, car je n\u2019ai toujours pas vu ou appr\u00e9ci\u00e9 certains tr\u00e8s grands classiques du genre!!)<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/pixelfed.fr\/p\/Lesmyriades\/726535421203199126\">Affiche du film<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/tassadanslesmyriades-4-1-1024x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-207\" srcset=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/tassadanslesmyriades-4-1-1024x1024.png 1024w, https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/tassadanslesmyriades-4-1-300x300.png 300w, https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/tassadanslesmyriades-4-1-150x150.png 150w, https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/tassadanslesmyriades-4-1-768x768.png 768w, https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/tassadanslesmyriades-4-1.png 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Tout d\u2019abord, le film fait aujourd\u2019hui l\u2019objet de vives pol\u00e9miques sur son manque de diversit\u00e9, mais passons ce probl\u00e8me traditionnel \u00e0 Hollywood pour nous concentrer sur la gen\u00e8se, car il faudrait de toute fa\u00e7on faire un billet complet sur ce sujet. (<a href=\"https:\/\/www.insider.com\/legally-blonde-diversity-problem-reese-witherspoon-analysis-2021-8\">Je vous laisse ce lien pour le sujet de la diversit\u00e9 : ici<\/a>). La deuxi\u00e8me chose qu\u2019il faut noter c\u2019est que le titre en version fran\u00e7aise renforce l\u2019id\u00e9e de st\u00e9r\u00e9otype, \u00ab&nbsp;la revanche&nbsp;\u00bb donnant l\u2019impression que la femme est camp\u00e9e \u00e0 un personnage col\u00e9rique, hyst\u00e9rique, irritable. En anglais,&nbsp;<strong><em>legally blonde&nbsp;<\/em><\/strong>porte moins \u00e0 confusion \u00ab&nbsp;l\u00e9galement blonde&nbsp;\u00bb, le jeu de mots se concentrant sur le contexte du film: l\u2019universit\u00e9 de droit.<\/p>\n\n\n\n<p>Le film a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par Robert Lukedic, probablement par frilosit\u00e9 de la production qui n\u2019aura pas voulu donner le poste de r\u00e9alisateur \u00e0 une femme. Il faut rappeler qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque seules deux femmes (dans mon souvenir) font parler d\u2019elles avec des com\u00e9dies romantiques : Nora Ephron (<em><strong>Vous avez un mess@ge<\/strong><\/em>, 1998 et&nbsp;<strong><em>Nuits Blanches \u00e0 Seattle<\/em><\/strong>, 1992); et Nancy Meyers (<strong><em>The Parent Trap<\/em><\/strong>, 1998,&nbsp;<strong><em>The Holiday<\/em><\/strong>, 2006).<\/p>\n\n\n\n<p>Du manque de diversit\u00e9, on en trouve donc au g\u00e9n\u00e9rique. Malgr\u00e9 tout, le sc\u00e9nario (qui ne demande pas de visibilit\u00e9 publique en post-production), a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 du roman d\u2019Amanda Brown et a donc \u00e9t\u00e9 \u00e9crit par trois femmes : Amanda Brown, Karen McCullah, Kirsten Smith (autrices toutes les deux de l\u2019excellent&nbsp;<strong><em>10 bonnes raisons de te larguer<\/em><\/strong>, 1999). A la production, on ne trouve que des hommes, au montage, une femme (Anita Brandt Burgoyne) et un homme, au d\u00e9cor et \u00e0 la&nbsp;<em>production design<\/em>, on ne trouve quasiment que des femmes, Missy Stewart, Kathy Lucas, Sophie de Rakoff.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ann\u00e9es 90 sont des ann\u00e9es compliqu\u00e9es pour les femmes au cin\u00e9ma, mais moins compliqu\u00e9es pour les com\u00e9dies particuli\u00e8rement nombreuses \u00e0 l\u2019\u00e9cran, tant en France qu\u2019aux Etats-Unis. Reese Witherspoon fait d\u2019ailleurs partie de cette g\u00e9n\u00e9ration montante d\u2019actrices de com\u00e9dies ou de drames romantiques qui donnera ensuite la place \u00e0 d\u2019autres c\u00e9l\u00e8bres blondes telles que Cameron Diaz ou Scarlett Johansson. On retrouve ainsi Reese Witherspoon dans&nbsp;<strong><em>Sexe intentions&nbsp;<\/em><\/strong>en 1999 avec la tr\u00e8s \u00e0 la mode Sarah Michelle Gellar de chez&nbsp;<strong><em>Buffy contre les Vampires<\/em><\/strong>. Les com\u00e9dies romantiques se r\u00e9inventent, empruntant parfois \u00e0 du cin\u00e9ma Nouvelle Vague comme&nbsp;<strong><em>Before Sunrise<\/em><\/strong>&nbsp;avec Julie Delpy et Ethan Hawke, film\u00e9s par Richard Linklater (1995) ou permettent la cr\u00e9ation de&nbsp;<em>sc\u00e9narii<\/em>d\u2019une grande originalit\u00e9 sc\u00e9naristique tel que&nbsp;<em><strong>\u00ab&nbsp;Un jour sans fin&nbsp;\u00bb<\/strong><\/em>&nbsp;en 1993 avec Bill Murray,&nbsp;<strong><em>Tootsie&nbsp;<\/em><\/strong>avec Dustin Hoffman (1982) ou&nbsp;<strong><em>Trois hommes et un couffin<\/em><\/strong>&nbsp;de Coline Serreau (France, 1985). Mais les com\u00e9dies romantiques de l\u2019\u00e9poque restent hyper classiques, tr\u00e8s st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es, m\u00eame si elles mettent en sc\u00e8ne la femme comme personnage principal (<strong><em>L\u2019amour \u00e0 tout prix<\/em><\/strong>, avec Sandra Bullock en 1995), ph\u00e9nom\u00e8ne significatif puisque les plus grandes com\u00e9dies des ann\u00e9es 60 et 70 avaient majoritairement des hommes dans le r\u00f4le central de la romance (ainsi&nbsp;<strong><em>Nuits blanches \u00e0 Seattle&nbsp;<\/em><\/strong>avec Meg Ryan et Tom Hanks, 1993,&nbsp;<strong><em>Grease&nbsp;<\/em><\/strong>avec John Travolta,&nbsp;<strong><em>Annie Hall<\/em><\/strong>&nbsp;avec et de Woody Allen,&nbsp;<strong><em>Bodyguard&nbsp;<\/em><\/strong>avec Kevin Cosner et Whitney Houston en 1992,<strong><em>&nbsp;4 mariages et 1 enterrement<\/em><\/strong>&nbsp;avec Hugh Grant en 1994,&nbsp;<strong><em>Titanic&nbsp;<\/em><\/strong>en 1997,<em><strong>&nbsp;Coup de foudre \u00e0 Notting Hill,<\/strong><\/em>&nbsp;1999,&nbsp;<strong><em>Pretty Woman<\/em><\/strong>&nbsp;avec Julia Roberts et Richard Gere (1990) sont tourn\u00e9s surtout du point de vue masculin).<\/p>\n\n\n\n<p>Or, les ann\u00e9es 2000 apportent un renouveau de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0 au cin\u00e9ma. On d\u00e9couvre ainsi sur grand \u00e9cran des productions qui pr\u00e9tendent d\u00e9cr\u00e9dibiliser la virilit\u00e9 et les pr\u00e9jug\u00e9s des hommes. C\u2019est le cas de&nbsp;<strong><em>Ce que veulent les femmes&nbsp;<\/em><\/strong>(2000) r\u00e9alis\u00e9 par Nancy Meyers avec Mel Gibson et Helen Hunt. C\u2019est aussi le couple homme\/femme qui devient plus central dans la narration, notamment dans&nbsp;<strong><em>Vous avez un mess@ge&nbsp;<\/em><\/strong>de Nora Ephron en 1999, dans lequel Meg Ryan et Tom Hanks partagent parfaitement le sc\u00e9nario en deux points de vue diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 2000, les femmes obtiennent des r\u00f4les qu\u2019on pr\u00eatait plut\u00f4t aux hommes, situation cocasse o\u00f9 on finit par les juger \u00e0 l\u2019aune du genre masculin. C\u2019est le cas de&nbsp;<strong><em>Miss D\u00e9tective<\/em><\/strong>&nbsp;(2000) avec Sandra Bullock campant une flic du FBI qui infiltre le monde des Miss le temps d\u2019une enqu\u00eate. Il y avait aussi&nbsp;<strong><em>Comment se faire larguer en dix le\u00e7ons<\/em><\/strong>qui donnait le mauvais r\u00f4le \u00e0 Kate Hudson en 2003, ou bien le r\u00f4le de l\u2019adolescente inint\u00e9ress\u00e9e par la romance dans&nbsp;<strong><em>10 bonnes raisons de te larguer<\/em><\/strong>&nbsp;(1999)\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans ce contexte-l\u00e0 que se d\u00e9veloppe le projet&nbsp;<strong><em>Legally blonde<\/em><\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le film est int\u00e9ressant et ne vieillit pas tant que cela (et reste plut\u00f4t pertinent aujourd\u2019hui), c\u2019est qu\u2019il d\u00e9construit l\u2019image de la femme du d\u00e9but \u00e0 la fin. Film d\u2019apprentissage, en quelque sorte, le personnage principal de Reese Witherspoon apprend de ses erreurs en \u00e0 peine 1h30. Cette d\u00e9construction est visuelle d\u2019abord : la direction artistique a choisi de jouer sur les tenues, les accessoires et la mani\u00e8re de se comporter (tr\u00e8s gamine) de Reese Witherspoon. On retrouve cette r\u00e9gression chez l\u2019adulte masculin dans d\u2019autres films des ann\u00e9es 80 \u00e0 2000 :&nbsp;<strong><em>Forrest Gump<\/em><\/strong>&nbsp;et&nbsp;<em><strong>Big&nbsp;<\/strong><\/em>(de Penny Marshall en 1988) avec Tom Hanks,&nbsp;<strong><em>Retour vers le futur<\/em><\/strong>&nbsp;(1985),&nbsp;<strong><em>Jumanji&nbsp;<\/em><\/strong>(1995), etc. Sauf que le personnage d\u2019Elle Woods \u00e9volue tr\u00e8s vite dans un milieu de requins qui pr\u00e9-jugent trop vite de ses capacit\u00e9s intellectuelles \u00e0 Harvard. Le spectateur et la spectatrice sont pris au d\u00e9pourvu, puisque dans leur grande majorit\u00e9, ces derniers ont aussi cet imaginaire de la femme blonde et stupide. L\u2019entreprise de d\u00e9construction est fastidieuse mais fonctionne bien gr\u00e2ce \u00e0 un sc\u00e9nario qui se moque des conventions classiques du cin\u00e9ma hollywoodien. C\u2019est l\u2019une des premi\u00e8res com\u00e9dies romantiques \u00e0 ridiculiser le r\u00f4le du jeune premier et \u00e0 \u00e9viter de tomber dans la romance d\u00e9goulinante, puisqu\u2019il n\u2019y a m\u00eame pas de sc\u00e8nes d\u2019embrassades finales et qu\u2019Elle Woods se sauve elle-m\u00eame d\u2019une situation embarrassante sans qu\u2019un homme ait \u00e0 jouer le chevalier sauveur.<\/p>\n\n\n\n<p>Le film n\u2019est pas non plus une compl\u00e8te \u00e9mancipation de la femme. Si Elle Woods s\u2019en sort avec une critique d\u2019un monde misogyne, sexiste et mat\u00e9rialiste, les autres femmes du film concentrent tous les pires clich\u00e9s f\u00e9minins en les rendant bien \u00e9videmment salutaires \u00e0 la fin du m\u00e9trage. Ainsi, l\u2019antagoniste principale d\u2019Elle Woods est une brune m\u00e9prisante, l\u2019une des autres \u00e9tudiantes est une docteure \u00e8s lettres militante lesbienne, les amies d\u2019Elle Woods sont assez peu valoris\u00e9es et rendues sottes \u00e0 l\u2019\u00e9cran, la professeure de droit aux cheveux gris est d\u00e9peinte comme cruelle et froide, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, le film est toujours aussi agr\u00e9able et divertissant. Il am\u00e8ne aussi \u00e0 une th\u00e9matique dans lequel on voit peu de femmes avoir le r\u00f4le titre : les<em>&nbsp;trial ou courtroom movies<\/em>&nbsp;ou les films dans le contexte d\u2019un tribunal ou d\u2019un cabinet d\u2019avocats par exemple. On y voyait souvent des hommes, notamment dans&nbsp;<strong><em>Anatomy of a Murder<\/em><\/strong>&nbsp;en 1959 avec James Stewart,&nbsp;<strong><em>12 Angry Men<\/em><\/strong>&nbsp;de 1957 avec Henry Fonda,&nbsp;<strong><em>Du silence et des ombres<\/em><\/strong>&nbsp;(1962) avec Gregory Peck puis plus tard dans&nbsp;<strong><em>Philadelphia&nbsp;<\/em><\/strong>avec Tom Hanks, etc. Les r\u00f4les de femmes dans des tribunaux ou des cours de justice seront tr\u00e8s tardifs, et&nbsp;<strong><em>Legally Blonde&nbsp;<\/em><\/strong>a<strong><em>&nbsp;<\/em><\/strong>contribu\u00e9 \u00e0 entamer cette \u00ab&nbsp;mode&nbsp;\u00bb. A titre d\u2019exemples on trouve :&nbsp;<strong><em>A double tranchant<\/em><\/strong>&nbsp;ou&nbsp;<strong><em>Jagged Edge&nbsp;<\/em><\/strong>avec Glenn Close en avocate en 1985,<strong><em>&nbsp;Erin Brockovich<\/em><\/strong>avec Julia Roberts (2000), tr\u00e8s r\u00e9cemment&nbsp;<strong><em>9 mois ferme<\/em><\/strong>&nbsp;d\u2019Albert Dupontel en 2013 avec Sandrine Kiberlain et&nbsp;<strong><em>Une femme d\u2019exception<\/em><\/strong>en 2018. M\u00eame si au cin\u00e9ma, cela reste rare de voir une femme dans un&nbsp;<em>trial movies<\/em>, les s\u00e9ries se sont empar\u00e9es de cette niche (<strong><em>Ally McBeal<\/em><\/strong>,&nbsp;<strong><em>The Good fight, Suits, How to get away with murder, Damages, The Good Wife<\/em><\/strong>).<\/p>\n\n\n\n<p>Nous voyons bien ici la difficult\u00e9 qu\u2019on avait \u00e0 produire des films bouleversant les codes dans les ann\u00e9es 2000. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, le syst\u00e8me hollywoodien \u00e9tait revenu en force et en masse dans les salles du monde entier, proposant un nombre incalculable de mauvais films r\u00e9pandant les pires clich\u00e9s, d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, ces ann\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de red\u00e9finir ou de d\u00e9construire ce qui n\u2019allait pas dans une soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine port\u00e9e sur les apparences et le \u00ab&nbsp;para\u00eetre&nbsp;\u00bb. En voyant ce film aujourd\u2019hui, on a l\u2019impression que le cin\u00e9ma avait encore r\u00e9gress\u00e9 en illustrant des situations proprement probl\u00e9matiques. Mais c\u2019\u00e9tait aussi un cin\u00e9ma qui r\u00e9solvait beaucoup de points n\u00e9gatifs en proposant une r\u00e9flexion par le divertissement, \u00e0 la limite de la caricature.&nbsp;<strong><em>Legally Blonde<\/em><\/strong>&nbsp;ne se prend pas assez au s\u00e9rieux pour investir le champ des com\u00e9dies de soci\u00e9t\u00e9 avec des blondes c\u00e9l\u00e8bres telles que&nbsp;<strong><em>Burn After Reading<\/em><\/strong>&nbsp;(avec Frances McDormand, 2008), ou des s\u00e9ries comiques telles que&nbsp;<strong><em>Parks and Recreation<\/em><\/strong>(avec Amy Poehler, 2009-2015). C\u2019est une com\u00e9die qui reste sur le fil mais ne semble toujours pas totalement p\u00e9rim\u00e9e. A voir !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Sign\u00e9 Tassa<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je critique le film La revanche d\u2019une blonde (Legally Blonde)<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[20,8],"class_list":["post-117","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cinema","tag-cine-l","tag-cinema"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/117","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=117"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/117\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":209,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/117\/revisions\/209"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=117"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=117"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=117"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}