{"id":129,"date":"2024-08-06T21:07:13","date_gmt":"2024-08-06T21:07:13","guid":{"rendered":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=129"},"modified":"2024-08-06T21:23:51","modified_gmt":"2024-08-06T21:23:51","slug":"cinema-planplan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=129","title":{"rendered":"Le cin\u00e9ma plan plan [poil aux dents]"},"content":{"rendered":"\n<p>Au cin\u00e9ma, on dit qu\u2019il existe un art de soigner les regards. Parfois, cet art est bafou\u00e9. Mettons de nouveau deux films en parall\u00e8le pour comprendre qu\u2019il y a deux fa\u00e7ons de r\u00e9aliser un long m\u00e9trage. J\u2019ai vu&nbsp;<strong><em>Sous le m\u00eame toit<\/em><\/strong>&nbsp;de Dominique Farrugia (peut-\u00eatre son pire film?) et&nbsp;<strong><em>Marie-Francine<\/em><\/strong> de Val\u00e9rie Lemercier.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier raconte l\u2019histoire d\u2019un couple qui divorce mais qui doit vivre sous le m\u00eame toit apr\u00e8s que leur amour l\u2019un pour l\u2019autre se soit \u00e9teint. Le second film parle d\u2019un couple qui se s\u00e9pare car le mari a trouv\u00e9 une autre femme.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_82_2 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\r\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\r\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Table of Contents<\/p>\r\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\r\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><ul class='ez-toc-list-level-5' ><li class='ez-toc-heading-level-5'><ul class='ez-toc-list-level-5' ><li class='ez-toc-heading-level-5'><ul class='ez-toc-list-level-5' ><li class='ez-toc-heading-level-5'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=129\/#Films_mentionnes_entre_autres\" >Films mentionn\u00e9s entre autres :<\/a><\/li><\/ul><\/li><\/ul><\/li><\/ul><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=129\/#Sous_le_meme_toit\" >Sous le m\u00eame toit<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=129\/#Marie-Francine\" >Marie-Francine<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=129\/#A_retenir\" >\u00c0 retenir<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\r\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Films_mentionnes_entre_autres\"><\/span>Films mentionn\u00e9s entre autres :<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h5>\n\n\n\n<p>&#8211; <strong><em>Sous le m\u00eame toit<\/em><\/strong> de Dominique Farrugia <\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <strong><em>Marie-Francine<\/em><\/strong> de Val\u00e9rie Lemercier<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Sous_le_meme_toit\"><\/span><strong><em>Sous le m\u00eame toit <\/em><\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Le premier film tombe dans un \u00e9cueil insupportable : toute l\u2019histoire est racont\u00e9e du point de vue interne du mari. Pourtant, ce qu\u2019il aurait fallu faire : c\u2019est de garder la vision des enfants. Le film de Farrugia cumule les aberrations sc\u00e9naristiques et les absurdit\u00e9s cin\u00e9matographiques. Tout est cousu de fils blancs et la fin est tr\u00e8s convenue. La seule sc\u00e8ne int\u00e9ressante est celle lors de laquelle Gilles Lellouche frappe \u00e0 la porte de tous ses amis pour se faire rembarrer, notamment par Dominique Farrugia.<\/p>\n\n\n\n<p>Les clich\u00e9s s\u2019encha\u00eenent dans ce cin\u00e9ma mou du genou. Louise Bourgoin, excellente actrice, n\u2019est pas \u00e0 sa place dans ce film qui ne la met absolument pas en valeur et l\u2019entra\u00eene dans une s\u00e9rie de crises de nerfs et de vengeances nymphomaniaques, vision toujours fantasm\u00e9e par les hommes. Les enfants surjouent un peu m\u00eame s\u2019ils sont la seule bonne surprise du film. Le meilleur ami, Manu Payet, est irritant au plus haut point, dans le r\u00f4le de celui qui couche avec tout le monde et finit par se ranger \u00e0 la fin du film. On a envie de se demander : mais pourquoi rendre hommage \u00e0 de gros clich\u00e9s du cin\u00e9ma qui sont inlassablement les m\u00eames ??? Pourquoi ne pas s\u2019en affranchir ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le divorce est partout dans le cin\u00e9ma. Aux \u00c9tats-Unis dans&nbsp;<strong><em>Kramer contre Kramer<\/em><\/strong>, ou dans des com\u00e9dies plus l\u00e9g\u00e8res du type&nbsp;<strong><em>The Holiday<\/em><\/strong>&nbsp;et&nbsp;<strong><em>Triple<\/em><\/strong>&nbsp;<strong><em>Alliance<\/em><\/strong>. Sauf que voil\u00e0, les films que je viens de citer ont des partis pris purement f\u00e9minins. Ce n\u2019est pas le cas de&nbsp;<strong><em>Sous le m\u00eame toit<\/em><\/strong>&nbsp;qui c\u00e9l\u00e8bre une esp\u00e8ce de machisme effroyable incarn\u00e9 par Gilles Lellouche, que personnellement j\u2019ai du mal \u00e0 supporter. L\u2019ind\u00e9cence va jusqu\u2019au point o\u00f9 ce dernier se permet des commentaires se moquant du physique de sa femme prenant un bain. Sexiste donc. L\u00e0 o\u00f9&nbsp;<strong><em>Papa ou maman<\/em><\/strong> excelle dans la caricature (j\u2019avais vraiment beaucoup aim\u00e9),&nbsp;<strong><em>Sous<\/em><\/strong>&nbsp;<strong><em>le m\u00eame toit<\/em><\/strong>&nbsp;n\u2019est qu\u2019une addition de clich\u00e9s \u00e9cul\u00e9s et lourdingues d\u2019un autre temps. On pr\u00e9f\u00e8re l\u2019originalit\u00e9 dynamique des films US comme&nbsp;<strong><em>Mrs Doubtfire<\/em><\/strong>&nbsp;et&nbsp;<strong><em>Ma meilleure ennemie<\/em><\/strong>&nbsp;de Chris Colombus, sp\u00e9cialiste du divorce. Bref, ne restons pas trop longtemps sur un \u00e9chec, ou plut\u00f4t une erreur que je ne vous conseille pas.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Marie-Francine\"><\/span><strong><em>Marie-Francine<\/em><\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Et passons \u00e0&nbsp;<strong><em>Marie-Francine<\/em><\/strong>&nbsp;de Val\u00e9rie Lemercier. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un excellent film. Je l\u2019ai ador\u00e9 du d\u00e9but \u00e0 la fin. Marie-Francine interpr\u00e9t\u00e9e par Val\u00e9rie Lemercier est une femme divorc\u00e9e qui doit partir vivre chez ses parents. Ces derniers tentent de la caser avec un homme. Teint\u00e9 d\u2019un v\u00e9ritable regard comique et d\u00e9cal\u00e9 sur la soci\u00e9t\u00e9 bourgeoise \u00e0 laquelle Marie-Francine et Val\u00e9rie appartiennent toutes deux, le film se joue des clich\u00e9s en y ajoutant une pointe f\u00e9ministe qui fait du bien. Val\u00e9rie Lemercier n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 aussi bonne qu\u2019en reprenant le r\u00f4le qu\u2019elle jouait en seule en sc\u00e8ne. Ici elle campe une chercheuse dont personne ne comprend le m\u00e9tier et qui doit apprendre \u00e0 r\u00e9investir sa vie sociale et affective. La cam\u00e9ra filme avec une certaine sensibilit\u00e9, surtout lorsque Patrick Timsit entre en jeu. On pourrait alors parler d\u2019un vrai charme \u00e0 la fran\u00e7aise, qu\u2019on ne retrouve jamais dans un cin\u00e9ma am\u00e9ricain : Marie-Francine, le visage \u00e9puis\u00e9, fumant sa clope au comptoir de son magasin d\u2019e-cigatettes (oui, elle s\u2019est reconvertie), para\u00eet vouloir autosaboter son activit\u00e9 en tentant de ne pas vendre sa marchandise. Derri\u00e8re tout \u00e7a se cache une v\u00e9ritable tendresse envers la figure f\u00e9minine devenue trop vieille pour son mari (Denis Podalyd\u00e8s est partout ! Et il y a peut-\u00eatre meme un clin d\u2019\u0153il \u00e0&nbsp;<strong><em>Mrs Doubtfire<\/em><\/strong> lorsqu\u2019il se travestit en femme). S\u2019il y a un certain cynisme dans le sc\u00e9nario (vous n\u2019\u00e9chapperez pas \u00e0 la vulgarit\u00e9 \u00e0 la Fran\u00e7aise malgr\u00e9 l\u2019\u00e9l\u00e9gance, les papiers peints fleuris et les moulures au plafond), tout reste bienveillant et doux, pour une romance qu\u2019on ne voit presque jamais en salle : celle d\u2019adultes de plus de cinquante ans. Le tout reste assez lisse et un peu ronronnant contrairement au plus satirique&nbsp;<strong><em>Palais royal !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"A_retenir\"><\/span>\u00c0 retenir <span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>On retiendra donc trois choses :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 pour parler de divorce au cin\u00e9ma, c\u2019est toujours mieux d\u2019avoir un point de vue \u00e9quilibr\u00e9, soit en assumant les clich\u00e9s et en les manipulant, soit en proposant un point de vue originale (celui de la femme ou des enfants tant qu\u2019\u00e0 faire !).<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 pour que les spectateurs ressentent de l\u2019empathie pour une classe bourgeoise, il faut faire preuve d\u2019autod\u00e9rision et de modestie et ne pas jouer le gros lourd avec ses gros sabots.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 pour que la fin ne soit pas trop convenue, il faut de bons personnages secondaires avec de s\u00e9duisantes intrigues secondaires, en travaillant sur le cadre de chacun des protagonistes.&nbsp;<strong><em>Marie-Francine<\/em><\/strong>&nbsp;y arrive tr\u00e8s bien puisque les seconds r\u00f4les sont tous g\u00e9niaux, proches de la com\u00e9die sociale (surtout les parents ultra bourges attendant Secrets d\u2019histoire de St\u00e9phane Bern). Tandis que&nbsp;<strong><em>Sous le m\u00eame toit<\/em><\/strong>&nbsp;est constitu\u00e9 d\u2019une galaxie de tr\u00e8s mauvais personnages, poncifs du genre de la com\u00e9die romantique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette fois, je conseille donc de regarder&nbsp;<strong><em>Marie-Francine<\/em><\/strong>, parce que j\u2019ai pass\u00e9 un bon moment avec elle, cette femme toute en retenue \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 de la caricature bourgeoise des&nbsp;<strong><em>Visiteurs<\/em><\/strong>. Dans tous les cas, les deux films ont s\u00fbrement le d\u00e9faut de s\u2019\u00e9couter parler. Peu de place r\u00e9elle pour le cin\u00e9ma tel que je l\u2019ai d\u00e9crit plus haut : soigner les regards, m\u00eame si&nbsp;<strong><em>Marie-Francine<\/em><\/strong>&nbsp;cultive le sens d\u2019une esth\u00e9tique puriste issue du cin\u00e9ma d\u2019auteurs, alors que le film de Farrugia est tourn\u00e9 au marteau-piqueur ou avec la b*te. D\u00e9sol\u00e9e. C\u2019\u00e9tait le mot de la fin. Je crois que j\u2019essaye de m\u2019\u00e9manciper aussi, et de m\u2019approprier les codes de la chronique cin\u00e9, sachant que la plupart des critiques de films sont \u00e9crites par des hommes sur Allocin\u00e9 et Sens Critique. \ud83e\udd2d\ud83e\udd2d\ud83d\ude01 Pour le reste, j\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s s\u00e9rieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Tassa<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je vous raconte comment deux films que j\u2019ai vus sont des arch\u00e9types du cin\u00e9ma plan plan, mais pas de la m\u00eame fa\u00e7on. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,4],"tags":[18,32,23,8,5],"class_list":["post-129","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-cinema","category-edito","tag-cine-m","tag-cine-p","tag-cine-s","tag-cinema","tag-edito"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/129","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=129"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/129\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":132,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/129\/revisions\/132"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=129"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=129"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=129"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}