{"id":221,"date":"2024-08-07T11:28:22","date_gmt":"2024-08-07T11:28:22","guid":{"rendered":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=221"},"modified":"2024-08-07T11:31:16","modified_gmt":"2024-08-07T11:31:16","slug":"melting-pot-cinema","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=221","title":{"rendered":"Melting pot des films vus ce mois-ci [cin\u00e9ma]"},"content":{"rendered":"\n<p>Alors, c\u2019est d\u00e9cid\u00e9, je simplifie ma mani\u00e8re de poster ici. Je vais vous parler de films que j\u2019ai vus, avec du texte seulement.<\/p>\n\n\n\n<p>Ma technique pour regarder des films en ce moment : soit je vois qu\u2019il y a beaucoup de critiques n\u00e9gatives et dans ce cas j\u2019ai bien envie de savoir pourquoi, soit je regarde au hasard un film sur la plateforme de streaming que j\u2019ai (en ce moment c\u2019est Prime Video).<\/p>\n\n\n\n<p>Je suis donc tomb\u00e9e sur ce qu\u2019on pourrait appeler trois com\u00e9dies fran\u00e7aises, m\u00eame si l\u2019une m\u2019a horrifi\u00e9e et que l\u2019autre m\u2019a moyennement int\u00e9ress\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_82_2 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\r\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\r\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Table of Contents<\/p>\r\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\r\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=221\/#Bis_de_Dominique_Farrugia\" >Bis&nbsp;de Dominique Farrugia<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=221\/#Toute_premiere_fois_de_Noemie_Saglio_et_Maxime_Novare\" >Toute premi\u00e8re fois de No\u00e9mie Saglio et Maxime Novare<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=221\/#Telle_mere_telle_fille_de_Noemie_Saglio\" >Telle m\u00e8re telle fille de No\u00e9mie Saglio<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\r\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Bis_de_Dominique_Farrugia\"><\/span><strong><em>Bis<\/em><\/strong>&nbsp;de Dominique Farrugia<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Je viens de voir le film&nbsp;<strong><em>Bis<\/em><\/strong>&nbsp;de Dominique Farrugia. Sorti en 2015, ce film met en t\u00eate d\u2019affiche deux acteurs tr\u00e8s connus du cin\u00e9ma fran\u00e7ais, Franck Dubosc et Kad Merad, accompagn\u00e9s par d\u2019excellents acteurs d\u2019Alexandra Lamy en passant par G\u00e9rard Darmon.<\/p>\n\n\n\n<p>Le film raconte l\u2019histoire de deux hommes qui atterrissent en 1986 et retrouvent leur vie d\u2019adolescents en se promettant d\u2019\u00e9changer leur vie. Le pitch est int\u00e9ressant, il est \u00e0 la fois tr\u00e8s classique et original. Il emprunte aux&nbsp;<em>buddy movies<\/em>&nbsp;et s\u2019inspire tr\u00e8s clairement des fr\u00e8res Farrelly. On n\u2019est pas tr\u00e8s loin de&nbsp;<strong><em>Mary \u00e0&nbsp;<\/em><\/strong><em><strong>tout prix&nbsp;<\/strong><\/em>ou de<em><strong>&nbsp;Fous d\u2019Ir\u00e8ne<\/strong><\/em>&nbsp;dans le ton. Car on est bien dans une sorte de&nbsp;<em>screwball comedy<\/em>&nbsp;avec une intrigue centr\u00e9e sur les m\u0153urs (la d\u00e9bauche de Franck Dubosc face \u00e0 la vie bien rang\u00e9e de Kad Merad qui r\u00eave justement d\u2019une vie moins cadr\u00e9e). Et puis, partant de Dominique Farrugia, les r\u00e9f\u00e9rences \u00e9taient l\u00e0. On n\u2019est pas loin du comique de situation avec des grimaces et des hurlements comme chez Will Ferrell ou le&nbsp;<strong><em>Saturday Night Live<\/em><\/strong>&nbsp;am\u00e9ricain. Le film est aussi influenc\u00e9 par les histoires de machine \u00e0 remonter le temps, notamment&nbsp;<strong><em>Retour vers le futur<\/em><\/strong>&nbsp;ou&nbsp;<em><strong>30 ans sinon rien<\/strong><\/em>. On a m\u00eame le droit \u00e0 cette sauce machiste qui s\u2019\u00e9loigne d\u2019une com\u00e9die plus fine et sensible, telle que&nbsp;<strong><em>Camille redouble<\/em><\/strong>&nbsp;avec et de No\u00e9mie Lvovsky (2012).<\/p>\n\n\n\n<p>Attach\u00e9 \u00e0 l<strong><em>\u2018humour de la Grosse \u00e9mission<\/em><\/strong>&nbsp;sur Canal Plus et des humoristes qu\u2019on retrouve dans&nbsp;<em><strong>Rrrr<\/strong><\/em>&nbsp;d\u2019Alain Chabat (PEF et compagnie), Farrugia a le sens de la direction de com\u00e9diens, flirtant entre com\u00e9die pure et sensiblerie. Malgr\u00e9 deux parties peu \u00e9quilibr\u00e9es,&nbsp;<strong><em>Bis<\/em><\/strong>&nbsp;est donc assez in\u00e9gale mais ne s\u2019essouffle que tr\u00e8s peu, gr\u00e2ce \u00e0 un tr\u00e8s bon casting et de bonnes trouvailles du c\u00f4t\u00e9 dialogues (moins du point de vue sc\u00e9naristique\u2026). Le film repose enti\u00e8rement sur les r\u00e9f\u00e9rences cultes aux ann\u00e9es 1980, de la cabine t\u00e9l\u00e9phonique, au baladeur, sans oublier la BX, la France en demi finale de foot en 1986, Raymond Barre, Giscard, Mitterrand et les t\u00e9l\u00e9phones filaires, on sent parfois que le tout s\u2019\u00e9puise, car les moments de pur g\u00e9nie sont clairsem\u00e9s d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre du film.<\/p>\n\n\n\n<p>On jubile en voyant Dubosc et Merad essayer de vendre \u00e0 des producteurs les scenarii absurdes de films comme&nbsp;<strong><em>Bienvenue chez les Chtis<\/em><\/strong>, ou&nbsp;<strong><em>Intouchables<\/em><\/strong>, ou bien encore les chansons de com\u00e9dies musicales (<strong><em>Les dix commandements<\/em><\/strong>). On rigole aussi quand Merad et Dubosc se donnent rendez-vous mais se demandent \u00e0 plusieurs reprises \u00e0 quelle heure il faut appeler l\u2019autre pour le pr\u00e9venir que l\u2019un va passer voir l\u2019autre. Un humour calibr\u00e9 en mode<strong><em>&nbsp;Les Nuls.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On regrettera la conclusion de ce film, tr\u00e8s liss\u00e9e et port\u00e9e sur le repentir, moralisateur. Une fin qui si elle s\u2019adapte g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s bien au cin\u00e9ma am\u00e9ricain, est un peu moins ad\u00e9quate pour le cin\u00e9ma fran\u00e7ais cens\u00e9 \u00eatre plus subversif et plus accrocheur. Comme on sait que Farrugia a la culture du navet facile, il en joue et n\u2019a pas honte de ses r\u00e9f\u00e9rences (<strong><em>La Boum<\/em><\/strong>, les films de beaufs gentiment virilistes mais pour mieux s\u2019en moquer comme&nbsp;<strong><em>Frangins malgr\u00e9 eux<\/em><\/strong>&nbsp;avec John C. Reilley et les films d\u2019Adam McKay).<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Toute_premiere_fois_de_Noemie_Saglio_et_Maxime_Novare\"><\/span><strong><em>Toute premi\u00e8re fois<\/em><\/strong> de No\u00e9mie Saglio et Maxime Novare<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>Dans un deuxi\u00e8me temps, j\u2019ai vu le film&nbsp;<strong><em>Toute premi\u00e8re fois.<\/em><\/strong>&nbsp;Je n\u2019ai pas su dire si j\u2019\u00e9tais choqu\u00e9e ou profond\u00e9ment offusqu\u00e9e par ce long m\u00e9trage de No\u00e9mie Saglio et Maxime Novare. Sorti en 2015, le film surfe sur la vague des com\u00e9dies romantiques LGBT post-mariage pour tous. Malheureusement, il s\u2019enlise dans un ab\u00eeme de b\u00eatises et un fatras flirtant dangereusement avec la pens\u00e9e extr\u00eame droite de la Manif pour tous.<\/p>\n\n\n\n<p>Le pitch ? Pio Marma\u00ef interpr\u00e8te un homo en couple depuis des ann\u00e9es, qui va se marier, mais qui, accidentellement tombe amoureux d\u2019une femme su\u00e9doise. Pas du tout vendeur\u2026 si j\u2019ai voulu regarder ce film, c\u2019est parce qu\u2019il me semblait qu\u2019il s\u2019appropriait une interrogation dont personne ne parle : un homo devenant h\u00e9t\u00e9ro (ou bi). Apr\u00e8s m\u00fbre r\u00e9flexion, c\u2019est-\u00e0-dire le temps de la dur\u00e9e du film, je me suis dit qu\u2019il y a des raisons pour lesquelles certaines situations ne peuvent \u00eatre invers\u00e9es au cin\u00e9ma (en situation de visibilit\u00e9 maximale). Le film veut d\u00e9noncer quelque chose que les deux cin\u00e9astes (?) ne comprennent pas eux-m\u00eames. J\u2019ai personnellement \u00e9t\u00e9 plus touch\u00e9e par l\u2019histoire du couple gay et totalement agac\u00e9e par la su\u00e9doise. No\u00e9mie Saglio encha\u00eene les mauvaises com\u00e9dies<strong><em>&nbsp;(Telle m\u00e8re telle fille, Connasse<\/em><\/strong>\u2026) multipliant les poncifs et les st\u00e9r\u00e9otypes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Si son film n\u2019avait pas pris la route de l\u2019humour d\u00e9tourn\u00e9, si cela avait \u00e9t\u00e9 un drame, probablement que je n\u2019aurais pas \u00e9crit une telle critique. Toutefois, c\u2019est bien d\u2019une com\u00e9die dont je vous parle. Seule sc\u00e8ne de g\u00e9nie, probablement r\u00e9utilis\u00e9e dans la bande annonce, le moment o\u00f9 la famille de Pio Marma\u00ef s\u2019\u00e9nerve contre le coming out h\u00e9t\u00e9ro de ce dernier. La plupart du temps, sinon, les personnages sont caricaturaux.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Petit floril\u00e8ge des conservatismes cin\u00e9matographiques dont font preuves les deux r\u00e9alisateurs : l\u2019ami gay qui peint des vagins, le couple homosexuel qui para\u00eet \u00eatre un couple h\u00e9t\u00e9ro (faudrait pas choquer le spectateur, qu\u2019il puisse s\u2019identifier\u2026), les parents \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque, la s\u0153ur bobo et coinc\u00e9e qui hurle de frustration, la blonde su\u00e9doise avec l\u2019accent s\u00e9duisant et dont les dialogues ne sont qu\u2019une avalanche de sexisme, ah et l\u2019ami&nbsp;<em>straight<\/em>&nbsp;qui couche avec tout ce qui bouge mais finit repenti.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour terminer, on assiste \u00e0 une fin lunaire dans la neige su\u00e9doise, compl\u00e8tement p\u00e9t\u00e9e du casque, lors de laquelle Pio et la jeune fille su\u00e9doise s\u2019embrassent dans une eau gel\u00e9e, tout cela pour que dans un \u00e9lan virile, l\u2019homosexuel op\u00e8re sa transformation quasi baptismale : le voil\u00e0 qui n\u2019est plus gay !\u2026 L\u2019eau et la Su\u00e8de font des miracles. Le message d\u00e9livr\u00e9 : ce nest pas grave de se tromper d\u2019orientation sexuelle, on peut toujours revenir \u00e0 la \u00ab&nbsp;normalit\u00e9&nbsp;\u00bb. \u00c0 la toute fin, la jeune femme ne peut s\u2019emp\u00eacher d\u2019\u00eatre jalouse de son nouveau compagnon lorsqu\u2019il s\u2019approche d\u2019un homme. Car oui n\u2019oublions pas qu\u2019une femme est jalouse\u2026 sans oublier que la derni\u00e8re phrase du film est une blague lourde du meilleur ami h\u00e9t\u00e9ro qui demande lequel des deux est devant ou derri\u00e8re. Si si je vous jure. Une vraie caricature des ann\u00e9es 80. Et dire que certains se plaignaient de&nbsp;<strong><em>La Cage aux folles<\/em><\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Faussement progressiste, No\u00e9mie Saglio n\u2019en est pas \u00e0 sa premi\u00e8re catastrophe cin\u00e9matographique. Dans&nbsp;<strong><em>Parents d\u2019\u00e9l\u00e8ves<\/em><\/strong> avec Vincent Dedienne et Camille Jordana ou dans<strong><em>&nbsp;Telle m\u00e8re telle fille<\/em><\/strong>&nbsp;avec Juliette Binoche et Camille Cottin, vous ne trouverez que des st\u00e9r\u00e9otypes bien que les com\u00e9diens et com\u00e9diennes soient assez bons. Ce sont tous des films qui pr\u00eachent l\u2019h\u00e9t\u00e9rosexualit\u00e9 d\u2019un point de vue tr\u00e8s conservateur : il n\u2019est pas raisonnable d\u2019avoir une vie dissolue, il n\u2019est pas concevable d\u2019\u00eatre m\u00e8re c\u00e9libataire, etc. M\u00eame si tout cela est agr\u00e9ment\u00e9 de dialogues affriolants affirmant le contraire (et donc affligeants), le spectateur est laiss\u00e9 sans possibilit\u00e9 d\u2019appr\u00e9cier pleinement l\u2019originalit\u00e9 de chacun des sujets que Saglio et Novare traitent\u2026 Si vous voulez c\u2019est un peu le m\u00eame principe que lorsque le film&nbsp;<strong><em>Qu\u2019est-ce qu\u2019on a fait au bon dieu ?<\/em><\/strong>&nbsp;affirme ne pas \u00eatre raciste.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Telle_mere_telle_fille_de_Noemie_Saglio\"><\/span><strong><em>Telle m\u00e8re telle fille de No\u00e9mie Saglio<\/em><\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p>D\u2019ailleurs j\u2019ai aussi vu&nbsp;<strong><em>Telle m\u00e8re telle fille&nbsp;<\/em><\/strong>le m\u00eame mois<strong><em>.<\/em><\/strong>&nbsp;L\u2019histoire d\u2019une m\u00e8re et sa fille qui malencontreusement tombent enceintes en m\u00eame temps. C\u2019est dire si je souhaite soigner ma culture du navet. Pourtant, en visionnant ce film-ci, j\u2019ai ri. Juliette Binoche et Lambert Wilson sont int\u00e9ressants dans leur r\u00f4le \u00e0 contre-pied de ce qu\u2019ils proposent d\u2019habitude. Camille Cottin est excellente mais ne joue jamais autre chose que la femme \u00e9nerv\u00e9e et entretient ce st\u00e9r\u00e9otype navrant. Derri\u00e8re tout cela se cachent une multitude de signaux conservateurs : les parents divorc\u00e9s qui dissimulent qu\u2019ils sont divorc\u00e9s \u00e0 la belle-famille, la femme enceinte hurlant exc\u00e9d\u00e9e, la patronne elle aussi \u00e9nerv\u00e9e et vue comme frigide, la femme mari\u00e9e d\u00e9pressive, bref, autant de poncifs qui gangr\u00e8nent le cin\u00e9ma tant ils sont pris au pied de la lettre au lieu de les d\u00e9tourner pour en faire quelque chose de v\u00e9ritablement croustillant. En gros, ce sont trois films que j\u2019ai vus qui racontent le faux mal-\u00eatre d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 bourgeoise s\u2019ennuyant profond\u00e9ment (de Kad Merad en m\u00e9decin rang\u00e9 qui voudrait voir ailleurs \u00e0 Juliette Binoche la femme-enfant qui vit chez sa fille et rentre tard le soir en roulant sur une mobilette rose, en passant par l\u2019homosexuel le moins gay de la Terre, Pio Marma\u00ef, occup\u00e9 \u00e0 se demander s\u2019il n\u2019a pas fait le mauvais choix\u2026)\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le paysage du cin\u00e9ma fran\u00e7ais est-il si d\u00e9solant ? Certes non. On peut trouver des avantages comme des d\u00e9savantages \u00e0 regarder ce type de films. Reste que je me demande toujours pourquoi j\u2019appr\u00e9cie plus les com\u00e9dies beaufes am\u00e9ricaines que celles que la France nous pond.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait ma chronique cin\u00e9ma. \u00c0 bient\u00f4t pour de nouvelles aventures.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Sign\u00e9 Tassa<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors, c\u2019est d\u00e9cid\u00e9, je simplifie ma mani\u00e8re de poster ici. 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