{"id":285,"date":"2023-07-13T14:15:00","date_gmt":"2023-07-13T14:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=285"},"modified":"2024-08-07T14:17:41","modified_gmt":"2024-08-07T14:17:41","slug":"drole-de-frimousse-de-stanley-donen-critique-de-film-comedie-musicale-1957","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=285","title":{"rendered":"Dr\u00f4le de frimousse de Stanley Donen (Critique de film, com\u00e9die musicale,\u00a01957)"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tassadanslesmyriades2-1024x1024.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-286\" srcset=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tassadanslesmyriades2-1024x1024.png 1024w, https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tassadanslesmyriades2-300x300.png 300w, https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tassadanslesmyriades2-150x150.png 150w, https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tassadanslesmyriades2-768x768.png 768w, https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tassadanslesmyriades2.png 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u2019est la troisi\u00e8me fois que je vois ce film, et \u00e0 chaque fois, j\u2019ai un avis diff\u00e9rent. Nous sommes en 1957, les femmes sont encore des choses, elles sont les secr\u00e9taires, les scriptes, les petites mains, les godiches, celles qui apportent le linge propre \u00e0 leur mari. Et pour s\u2019opposer \u00e0 la potiche mannequin incapable de penser par elle-m\u00eame, il y a la jeune Audrey Hepburn, incarnant parfaitement cette dr\u00f4le de frimousse, Jo\u00eblle, fabriqu\u00e9e telle une intellectuelle. Et bien s\u00fbr, quand une femme pense en 1957, qu\u2019elle lit, qu\u2019elle classe \u00e0 longueur de journ\u00e9e des ouvrages de philosophie dans une obscure librairie, c\u2019est qu\u2019elle n\u2019a jamais connu le grand amour, qu\u2019elle est vierge de toute aventure.<\/p>\n\n\n\n<p>Chacune de ces images vient contraster \u00e9trangement avec le contexte du film. Stanley Donen cherche encore \u00e0 critiquer une part de la soci\u00e9t\u00e9. Le magazine de beaut\u00e9 et sa r\u00e9dactrice en chef servent de faire-valoir \u00e0 ce long m\u00e9trage. Les premi\u00e8res minutes parlent d\u2019elles-m\u00eames : 1957, c\u2019est les pr\u00e9mices des ann\u00e9es 60, le c\u00f4t\u00e9 pervers des Trente Glorieuses. On fait miroiter aux bonnes m\u00e9nag\u00e8res une vie plus facile, plus l\u00e9g\u00e8re et plus cool gr\u00e2ce aux machines \u00e0 laver, au lave vaisselle, \u00e0 la voiture conduite par des femmes et au pr\u00eat \u00e0 porter. On leur laisse une certaine autonomie, on comprend qu\u2019elles peuvent \u00eatre autre chose que des m\u00e8res, elles sont des femmes objets dans les pas des Marylin Monroe et consorts.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la critique s\u2019arr\u00eate l\u00e0. Parce que, si l\u2019inculture des mannequins et des journaux de mode sont regard\u00e9s avec amusement, la culture d\u2019Audrey Hepburn est ridiculis\u00e9e. Les femmes c\u2019est bien connu lisent des \u00e2neries. Elle dont le personnage v\u00e9n\u00e8re l\u2019empathicalisme, un faux courant philosophique invent\u00e9 pour l\u2019occasion. Elle est fan d\u2019un certain penseur fran\u00e7ais, mais c\u2019est Fred Astaire qui vient la d\u00e9coincer, alors qu\u2019elle lui explique qu\u2019une femme pense par elle-m\u00eame et ne se fait pas inviter pour danser comme cela. La sc\u00e8ne est concasse. La voil\u00e0 qui danse une sorte de transe moderne qui tranche avec la sc\u00e8ne d\u2019amourette dans la salle noire o\u00f9 elle rencontre le photographe jou\u00e9 par Fred Astaire pour la seconde fois.<\/p>\n\n\n\n<p>1957, en fait, c\u2019est une sale ann\u00e9e. Le cin\u00e9ma d\u2019Astaire et de Donen est \u00e0 bout de souffle. On sent que l\u2019id\u00e9al est lointain. D\u2019ailleurs, ils l\u2019avouent eux-m\u00eames, dans une sc\u00e8ne du film, mon dieu qu\u2019ils sont fatigu\u00e9s, disent-ils dans les dialogues de personnages en entrant dans des taxis \u00e0 Paris. L\u2019id\u00e9al ici c\u2019est Paris. Un id\u00e9al donc un peu d\u00e9suet et un peu pass\u00e9, l\u2019id\u00e9al du Vieux Continent. Derri\u00e8re le cosm\u00e9tique des unes de magazine, le film se moque du mat\u00e9rialisme de pacotille. Le mat\u00e9rialisme c\u2019est le d\u00e9tachement de la substance spirituelle, on ne croit plus en rien qu\u2019aux choses et aux objets : les femmes ach\u00e8tent des robes plus courtes, les hommes des belles voitures.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1957, le cin\u00e9ma de Donen\/Astaire est essouffl\u00e9. Audrey Hepburn est bien trop jeune par rapport \u00e0 Fred Astaire mais cela faisait longtemps qu\u2019une telle t\u00eate d\u2019affiche devait se faire. L\u2019\u00e2ge d\u2019or de la com\u00e9die musicale est mort. <em>Chantons sous la pluie<\/em> a \u00e9puis\u00e9 son succ\u00e8s depuis 1952. C\u2019\u00e9tait un chef d\u2019\u0153uvre. Plus tard, Donen remettra le couvert avec Hepburn tombant \u00e9perdument amoureuse d\u2019un autre vieil acteur dans <em>Charade<\/em> en 1962 (Cary Grant). Elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 tomb\u00e9e amoureuse d\u2019Humphrey Bogart grisonnant en 1954. Des r\u00f4les dans la mode des filles \u00e0 papa ? Apr\u00e8s 1957, le cin\u00e9ma n\u2019est plus trop le m\u00eame. Et m\u00eame le traitement des femmes est diff\u00e9rent. Pour le pire parfois \u2026 Audrey Hepburn conna\u00eet bien ce qu\u2019est \u00eatre la femme objet avec ce petit air intello qu\u2019on ose bien lui pr\u00eater. Elle sera encore une fois transform\u00e9e par un homme quelques ann\u00e9es plus tard en 1964 dans <em>My Fair Lady.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1957, ce n\u2019est pas d\u2019adolescence du cin\u00e9ma mais sa d\u00e9cr\u00e9pitude. Astaire tourne en rond avec sa cape de tor\u00e9ador dans une vieille arri\u00e8re-cour parisienne. Il p\u00e9rore comme une p\u00e9core version m\u00e2le. La formule s\u2019\u00e9puise et pourtant la cam\u00e9ra de Stanley Donen est toujours aussi innovante pour filmer la com\u00e9die musicale en mouvement. Les chansons sont cultes : <strong><em>Bonjour Paris ! Think Pink ! <\/em><\/strong>Derri\u00e8re toute cette panoplie demeure un myst\u00e8re. Si ce film est le miroir d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 qui s\u2019enfonce dans le capitalisme n\u00e9olib\u00e9ral, le culte du corps et des objets, comment l\u2019art peut-il encore exister ? Ce ne sont pas des vieux cro\u00fbtons qui vous diront qu\u2019ils ne peuvent pas.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dr\u00f4le de frimousse<\/em> se gausse mollement du vieux monde et du nouveau. Mais le statut masculin n\u2019est jamais remis en question. Vous me direz c\u2019est normal pour 1957. C\u2019est un peu la fin pour tous. Charlie Chaplin en fin de carri\u00e8re tourne dans un <em>Roi \u00e0 New York<\/em>. Billy Wilder filme les derniers pas de Marl\u00e8ne Dietrich dans un film hollywoodien d\u2019ampleur. Romy Schneider prend elle aussi le visage d\u2019une ing\u00e9nue qui sait ce qu\u2019elle veut dans <em>Sissi face \u00e0 son destin<\/em> tandis que les hommes se tirent dessus dans <em>R\u00e8glements de compte \u00e0 Ok Corral <\/em>ou <em>Les Sentiers de la gloire<\/em> de Kubrick.<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, la femme objet joue dans des sc\u00e8nettes qui ponctuent le film, et questionnent la soci\u00e9t\u00e9 changeante. Audrey Hepburn se demande si elle ne fait pas erreur en posant en mari\u00e9e pour les photographies d\u2019un Astaire g\u00ean\u00e9. Ne commet-elle pas une escroquerie ? Le cin\u00e9ma n\u2019est il pas qu\u2019une humble tromperie en g\u00e9n\u00e9ral ? Apr\u00e8s le film, que se passe-t-il pour ces acteurs et actrices que le syst\u00e8me broie toujours un peu plus. C\u2019est s\u00fbrement le message m\u00e9taphysique que Donen et Astaire imposent aux spectateurs. \u00ab Je n\u2019ai jamais vu une mari\u00e9e aussi triste \u00bb, dit Astaire p\u00e9remptoire, en Pygmalion finissant par embrasser sa Galat\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est que le cin\u00e9ma n\u2019a pas fait que du mal aux acteurs et aux actrices, il a fait du mal aux gens berc\u00e9s par ce type de film, que moi-m\u00eame j\u2019ai tendrement regard\u00e9s. De loin, l\u2019\u0153uvre est belle. Honorable. G\u00e9n\u00e9reuse. Inventive. De pr\u00e8s, il ne faut pas trop scruter sans se blesser un peu les yeux. L\u2019imaginaire des ann\u00e9es 50 entre en collision avec celui des ann\u00e9es 60. L\u2019industrialisation, l\u2019hyperconsommation, la productivit\u00e9 sont critiqu\u00e9s par certains intellectuels du milieu culturel alors que le cin\u00e9ma prend un tournant. La machine \u00e0 faire r\u00eaver continue de cr\u00e9er des id\u00e9aux, \u00e0 fabriquer des illusions. Les jeunes filles se demandent si elles ne peuvent pas \u00eatre cette Audrey Hepburn qui tournoie en robe de mari\u00e9e dans le parc aux bras de Fred Astaire qui lui avoue qu\u2019il l\u2019aime.<\/p>\n\n\n\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, on est \u00e0 l\u2019avant-garde d\u2019une sorte de <em>Le diable s\u2019habille en Prada<\/em> pr\u00e9historique. La directrice du magazine chantonne \u00ab tu dois \u00eatre mari\u00e9e \u00bb, tu dois \u00eatre comme ci, comme \u00e7a, \u00ab tu dois \u00eatre charmante et belle \u00bb. C\u2019est le mantra de cette nouvelle soci\u00e9t\u00e9 qui se conforme dans un monde fait d\u2019apparences et de faux semblants mais o\u00f9, surtout aux \u00c9tats-Unis, tout le monde a une chance. Comme elle, la petite libraire de New York, qui n\u2019a peut-\u00eatre jamais touch\u00e9 \u00e0 du maquillage de sa vie. La voici propuls\u00e9e dans leur monde d\u2019apr\u00e8s, celui des ann\u00e9es 60, dans lequel Jo\u00eblle, la petite am\u00e9ricaine devenue mannequin temporairement, r\u00eave de rencontrer Jean Paul Sartre. Une des sc\u00e8nes parle d\u2019ailleurs du d\u00e9sir de rencontrer l\u2019autre. Cette sc\u00e8ne s\u2019oppose au hasard de la rencontre, \u00e0 la s\u00e9rendipit\u00e9 d\u2019un face \u00e0 face entre deux \u00eatres qui ne viennent pas du m\u00eame univers. Fred Astaire vient kidnapper Audrey Hepburn comme dans une soci\u00e9t\u00e9 qui maltraite les femmes. Il refuse qu\u2019elle parle philosophie et existentialisme avec le professeur Flostier. L\u2019affront est bien l\u00e0. Entre ancienne g\u00e9n\u00e9ration et nouvelle, il y a une fronti\u00e8re immense. Une fracture. Une rupture. Irr\u00e9parable. Astaire l\u2019avoue lui-m\u00eame, il ne s\u2019int\u00e9resse pas du tout \u00e0 l\u2019intellect de Jo\u00eblle. Plut\u00f4t \u00e0 sa plastique ? Les voil\u00e0 qui s\u00b4engueulent derri\u00e8re un rideau. La dispute m\u00e8ne \u00e0 la r\u00e9solution du film.<\/p>\n\n\n\n<p>La fin est int\u00e9ressante. On propose \u00e0 la presse l\u2019image d\u2019une femme docile qui bouleverserait le quotidien. En fin de compte, les journalistes et le tout Paris obtiennent l\u2019image d\u2019une femme qui s\u2019\u00e9mancipe, en donnant son point de vue, et d\u00e9truit la sc\u00e8ne sur laquelle elle est. La philosophie empathicaliste va-t-elle vaincre le conservatisme des Am\u00e9ricains aux \u00ab vibrations hostiles \u00bb ?<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab De quoi ai-je l\u2019air ? \u00c7a fait la blague ? \u00bb demande la directrice du magazine en r\u00e9ajustant son d\u00e9guisement. Les r\u00e9pliques du sc\u00e9nario semblent faire \u00e9cho \u00e0 des situations plus meta, plus profondes qui jalonnent la vie du cin\u00e9aste et de l\u2019acteur principal. Donen devient acerbe et ne cache pas son aigreur envers la nouvelle vague intellectuelle fran\u00e7aise ou europ\u00e9enne. La m\u00e9fiance est entam\u00e9e. Un cin\u00e9ma trop intellectuel ? Que nenni ! Les Am\u00e9ricains ne sont pas pr\u00eats ! Truffaut ? Godard ? Mon dieu non ! Il vaut mieux du grand spectacle ! Un truc un peu hypocrite qui face la blague. Qui face l\u2019artifice. Superficiel le cin\u00e9ma Hollywoodien ? Peut-\u00eatre, a<em>nd so ? <\/em>\u00ab <strong><em>let us lead the way <\/em><\/strong>\u00bb, chante finalement la cheffe de fil du magazine am\u00e9ricain. C\u2019est nous l\u2019Am\u00e9rique qui allons vous changer et vous d\u00e9truire ! All\u00e9luia, l\u00e0 est la bonne parole. Les philosophes fran\u00e7ais sont r\u00e9duits \u00e0 des gourous d\u2019une secte. Fred Astaire tire \u00e0 balles r\u00e9elles. \u00ab Nous nous sommes rendus compte que nous sommes futiles \u00bb. \u00c0 quoi bon, nous allons tous mourir, autant tous nous divertir chaque jour. En critiquant l\u2019empathie d\u2019Audrey Hepburn, c\u2019est l\u2019individualisme que Donen abhorre. La confrontation entre Flostier et Jo\u00eblle est terrible. Il voudrait coucher avec elle, elle lui casse un vase sur la t\u00eate. Retour \u00e0 la case d\u00e9part. Elle accourt dans les bras de son sauveur am\u00e9ricain. Elle est lib\u00e9r\u00e9e. L\u2019Am\u00e9rique c\u2019est la civilisation. Les autres sont des rustres.<\/p>\n\n\n\n<p>Bref. C\u2019est passionnant de voir le cin\u00e9ma s\u2019auto-saboter ou faire sa propre analyse psychologique. C\u2019est fou de penser qu\u2019il s\u2019agit du cin\u00e9ma qui a form\u00e9 nos grands-parents et nos parents. Du cin\u00e9ma qui a particip\u00e9 \u00e0 l\u2019av\u00e8nement, malgr\u00e9 tout, d\u2019une forme de f\u00e9minisme. Le film en reste impressionnant par l\u2019aplomb du propos devenu ringard aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Sign\u00e9 Tassa.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-tassa-dans-les-myriades wp-block-embed-tassa-dans-les-myriades\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"VNlM5Ehu7D\"><a href=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=282\">My Fair Lady: Un classique d\u00e9licieusement probl\u00e9matique (POV f\u00e9ministe) [Critique de\u00a0film]<\/a><\/blockquote><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; visibility: hidden;\" title=\"\u00ab\u00a0My Fair Lady: Un classique d\u00e9licieusement probl\u00e9matique (POV f\u00e9ministe) [Critique de\u00a0film]\u00a0\u00bb &#8212; Tassa Dans Les Myriades\" src=\"https:\/\/tassadanslesmyriades.fr\/?p=282&#038;embed=true#?secret=eREVkuOeIN#?secret=VNlM5Ehu7D\" data-secret=\"VNlM5Ehu7D\" width=\"500\" height=\"282\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est la troisi\u00e8me fois que je vois ce film, et \u00e0 chaque fois, j\u2019ai un avis diff\u00e9rent. 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