J’ai lu et organisé ma vie
Cet après-midi j’ai rempli un agenda à la main. J’aurais pu acheter un truc tout fait, mais cela a été salvateur de le faire à la main. Je me suis sentie de suite plus détendue en réfléchissant à l’année à venir.
Ensuite, j’ai fini la bande-dessinée L’Oasis de Simon Hureau chez Dargaud qui parle de créer en son jardin un lieu refuge pour abriter la faune et la flore. J’ai adoré bien entendu. D’autant plus qu’on y voit de belles planches naturalistes et que tout ce que Simon a fait, nous essayons aussi à notre échelle, sur notre petite parcelle de croûte terrestre comme il dit. J’ai tout de même appris des trucs. Surtout sur les insectes.
Ci-dessous : vidéo de la préparation de mon agenda et de la bande dessinée L’Oasis

Puis, j’ai aussi peint la nuit dernière avant de voir le film World War Z à la télévision. Quand je dis ça j’ai l’impression d’avoir une vie des années 90. Le film est rondement mené par Brad Pig (Pitt pardon). Il s’agit d’un film horrifique de zombie et non d’un film d’horreur. Les jump scares (bonds) sont surtout liés aux zombies qui jaillissent du silence. World War Z est sorti aux US en 2013 et Brad Pitt incarne Gerry Lane, un ancien enquêteur de terrain de l’ONU qui voyage à travers le Monde. Cette fois il est mandaté pour trouver un remède contre le virus zombie. À la fois film catastrophe et d’apocalypse mais aussi film de science-fiction ancré dans un réalisme scientifique, le film est né du roman adapté de 2006 écrit par Max Brooks, dans la même veine que les Michael Crichton (suspense et science). Le film est réalisé par Marc Forster, et au scénario Matthew Michael Carnahan, Drew Goddard, et Damon Lindelof. On retrouve une actrice que j’adore, Mireille Enos, mais qui n’apparaît là que comme faire valoir (femme qui attend son mari qui sauve le monde), James Badge Dale, Peter Capaldi, Ruth Negga, et Matthew Fox. Si le long métrage est passionnant, il est aussi largement caricatural.
Peindre sa colère
j’ai peint le jardin refuge en pensant à la Palestine et à Gaza. J’ai pensé : le silence tue. Qui guérit-on à peindre à part soi-même ? J’ai fini de lire Doit-on s’excuser de la colonisation de Pascal Blanchard et de Benjamin Stora (deux chercheurs souvent commandités par l’Etat pour enquêter sur le fait colonial de Francois Hollande à Emmanuel Macron, plus de douze ans d’enquêtes). Publié en 2025, il n’y a pas encore un mot de la Palestine. Pour le reste quelques bribes sur l’Indochine, beaucoup sur l’Algérie. L’essai sous forme d’interview ne va pas assez loin. Ils proposent un musée à la mémoire de la colonisation pour croiser les regards. Croiser les situations. Or, tous croisements sont bons à prendre mais des détours sont bénéfiques aussi. Rendre universel un fait de mémoire coloniale, et par là, universaliser le fait colonial pourrait rendre flou le message qui va avec. Le public doit savoir à quel point toutes les colonisations se valent et méritent un mesure chacune. Les descendant•es des migrants et des exilé•es suite aux empires et aux décolonisations ont besoin de lieu de militance et de revendication et pas seulement des mausolées critiques du passé. Comme ils le rappellent : rien nest dit dans les manuels scolaires. Le tabou est encore là. Il est cultive par une extrême droite nostalgique (aujourd’hui portée par la droite de Sarkozy à Retailleau, rappellent-ils, mais l’imaginaire colonial a aussi souffert à gauche avec Mitterrand).
Ci-dessous : vue de mon atelier dans la véranda avec deux nouvelles peintures à l’aquarelle



Bonne semaine.
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