20260730_Le diable s’habille en Prada 2 (film 2026)

Lecture en cours …

Pioché au hasard dans ma pile à lire (que j’ai laissée en vue sur l’accoudoir du canap’ afin de ne prendre que dans cette pile)… Visa pour Shanghai de Qiu Xiaolong. Ce polar se passe dans les années 90 en Chine.

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Résumé : Il y a ceux qui veulent rejoindre les États-Unis coûte que coûte, parfois même au prix de leur vie. Et ceux qui veulent parcourir le chemin inverse pour démanteler les réseaux, qui jettent sur les côtes des cargos chargés d’hommes. Mais il ne suffit pas d’aller à Shanghaï pour contrer les puissantes triades. Car la donne est embrouillée, comme le sont les relations internationales.
Washington doit ramener la femme d’un passeur chinois, condition exigée par ce dernier pour qu’il témoigne dans un procès contre l’immigration clandestine. Pékin veut sauver la face et le camarade inspecteur Chen, appelé à l’aide par le Parti, doit servir d’interprète et de guide a Catherine Rohn, l’inspectrice américaine envoyée sur place. Mais voilà, la femme du passeur disparaît, et Chen n’entend pas non plus lâcher une affaire en cours pour les beaux yeux du FBI…

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Cinoche

J’ai revu : Chantons sous la pluie. Encore un film sur le cinéma. Si le film a vieilli par bien des aspects, c’est plutôt le film à spectacle que j’étais venue regarder pour la dixième fois peut-être. Les chorégraphies, la mise en scène, la colorisation, la musique, tout était très moderne, en dehors des attitudes assez misogynes. Lorsqu’il s’agit de regarder ce genre de comédies musicales, l’on regarde avant tout la liberté qu’offrait à des artistes l’expression des corps par la danse.

Ensuite, je voulais parler du Diable s’habille en Prada 2. Je ne voulais pas le voir et pourtant : j’ai préféré celui-ci au premier volet. On sent malgré tout les nombreux défauts : trop de fric, les placements de produits, des salaires mirobolants et hors sol, des quotas couleurs racisées, des clichés en veux-tu en voila. J’en passe et des meilleures. Pour autant, il se dégage de ce film-là une certaine sincérité (bon, édulcorée et à l’Américaine) sur les sujets de société et les crises que traversent les journaux, les magazines de mode et la presse de niche (en général). À qui s’adresse Vogue? Le film arrive enfin à cerner cette question comme l’autrice (Lauren Weisberger) du livre original avait tenté de le faire, mais que le film numéro un avait échoué à démontrer. Ainsi, dans le 2, la mode paraît à ce point désuète et inutile, que la question épineuse et centrale du long métrage devient philosophique : à quoi bon ? Les riches fortunés et privilégiés, les élites cultivées se le demandent tous un jour. Mais avec la facilité de l’argent et des réseaux, et des possibilités pour rebondir, il est facile d’envisager des solutions, des reconversions, des virages à 360 degrés. Et là où le film est malin, c’est qu’il emprunte plus au genre du film de casse (Ocean’s 8 par exemple) qu’à la pure comédie romantique. Car ici Le Diable s’habille en Prada se joue à nouveau dans la non-satire du milieu social convenable dans lequel gravitent les personnages. À la fin, spoiler alert, tout finit bien et rien ne change vraiment. C’est l’illustration même du processus conservateur mis en place aux États-Unis. L’on ne change les choses qu’en apparence. On se conforte dans cette zone de lieux communs et connus. Et c’est ce que nous acceptons. Une sorte de contrat social. De pacte avec la production du film. Le casting est toujours aussi jouissif. Quel plaisir de retrouver Emily Blunt toujours cruelle et bien sûr une exceptionnelle Meryl Streep ou Anne Hathaway et l’excellent Stanley Tucci. On aime les voir être et rester les mêmes, toxiques, bizarres, quelque fois tendres. Je ne commettrais pas d’impair si je disais qu’en quittant le visionnage du film, j’ai vu ce que je voulais voir. On ne changera pas le statu quo du monde du luxe. Jamais. Finalement, c’est comme regarder un film de casse du siècle. À la fin, les casseurs repartent avec le fric mais les gagnants ne sont jamais vraiment les voleurs.

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Musique

Mes petits moments : avoir acheté hier un CD à 1€ avec les meilleurs titres rock des années 60-70 et l’écouter en boucle. House of the rising sun pendant qu’il pleuvait ce matin. Enfin !

Pause

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et sinon ? Tu prendrais bien un thé. Ça y est elle se parle à la deuxième personne ! Quel mélange quand tout va plutôt mal ? Hibiscus, fruits rouges et camomille ! Un mélange agrémenté personnellement. L’odeur est incroyable ! Une odeur de biscuit.

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