Défi analogique
Je me suis lancée un défi… Je regarde tous les DVD de ma DVDthèque, je n’écoute pas ma musique en streaming en ligne, seulement sur Cd ou la copie électronique de mes CD. 📽️ Les règles sont simples du 31 juillet au 30 août, voire jusqu’au 1er septembre, je repasse en analogique.
Je branche mon téléphone sur une petite plate-forme loin de moi et je ne l’utilise que pour décrocher le téléphone, comme un téléphone analogique. Je suis née dans les années 90, j’ai donc connu un monde dans téléphone portable.
Je lis les 7 livres sur l’accoudoir du canapé à droite, les 10 livres sur mon accoudoir à gauche. Soit 17 livres. Je peux tout de même lire sur ma liseuse e-ink car elle n’est pas connectée.
Je lis les 300 DVD par ordre quasi alphabétique, si c’est possible, car mon classement est aussi lié à la contrainte des étagères qui contiennent mes dvd. Je n’ai donc pas pu tout classer alphabétiquement. Je vais voir des films au cinéma ou je regarde des dvd empruntés ou des copies numériques de films sur des sites indés (Tënk, La Cinétek)
J’écoute mes CD via un lecteur CD indépendant d’un ordinateur et les copies électroniques de ces CD présentes sur mon smartphone via des enceintes Bluetooth. Les CD ne sont pas par ordre alphabétique.
Quel est l’objectif de ce défi, me direz-vous ?
Il s’agit pour moi de revenir à quelque chose de plus serein et déconnecté… une manière de revenir à ce que je faisais avant et de manière plus consciente : « consommer » la culture pour avoir le temps d’en parler, éventuellement ici, ou dans mes carnets.📒 Le scroll infini me retirait ce temps-là, la recherche sur le catalogue de netflix ou dans YouTube me prenait aussi tout mon temps. La multiplicité n’est pas la diversité. En se recentrant sur un truc plus physique et matériel, je me sens moins dispersée…
Copie d’écran de mon appli MovieBuddy (il s’agit d’une application dans laquelle je scanne le code barre des dvd pour les classer et me souvenir des titres de ma collection afin d’éviter d’acheter des doublons en brocante) :

Les trois premiers films sont : 12 Hommes en colère, 2 days in Paris et 2001 l’Odyssée de l’espace.
12 Hommes en colère

Ce film est un véritable classique. Situé en huis clos, le décor laisse à penser que nous allons nous ennuyer. Toutefois, les dialogues sont ciselés au point qu’ils nous gardent en haleine jusqu’à la fin. Le point de vue (doute sur la peine de mort, doute raisonnable lors d’un procès, rôle d’un jury) est très contemporain et ne semble pas avoir pris une ride.
2 Days in Paris

Film bavard et complètement barré. Un style très français à mi-chemin entre Amélie Poulain et les films de Woody Allen.
2001 l’Odyssée de l’espace

Pour la scène de début et la scène de fin. Et aussi la direction artistique du film. Extra. Et puis le message, très contemporain. Un certain nombre de scènes cultes. Un certain nombre de références cultes. Et surtout une ambiance auto réalisatrice.
En attendant, je continue les critiques des livres et films vus avant :
Cinéma pailleté
Récemment, j’ai regardé le film Les Crevettes pailletées, une comédie dramatique française écrite et réalisée par Cédric Le Gallo et Maxime Govare et sortie en 2019. Le scénario s’inspire de l’histoire véridique d’une équipe de water-polo gay participant aux Gay Games. Cédric Le Gallo s’est également inspiré de son expérience au sein de cette équipe qu’il fréquente depuis 2012 (selon wikipedia) dans l’association OUTsiders (anciennement Aquahomo). Une suite, La Revanche des Crevettes pailletées, est sortie en 2022, et que j’ai vue également.
Au départ, j’avais des a priori. Sur les deux réalisateurs et scénaristes. J’avais détesté leurs films. Peut-être que le sujet des précédents n’était pas adéquat à « notre époque ». Dans Toute Première fois de Govare et Saglio, tout avait déjà l’air passé et mal vieilli. L’accolyte de Saglio (réalisatrice de Connasse du Canal+) semblaitming adepte d’une perspective de petite bourgeoisie blanche-parisiano-centrée.
Dépitée, je n’avais donc jamais visionné Les Crevettes Pailletées. Dès les premières minutes j’étais mal à l’aise. L’envolée de grossieretés homophobes, lesbophobes, envoyées-là pour que les spectateurs rient et s’épouvantent en même temps ne trouvent pas grace à mes yeux. Les comédiens surjouent et se donnent la réplique comme au théâtre, sans jamais ajuster le ton. Pourtant, le choix des acteurs est bon. L’alchimie ne viendra qu’en deuxième partie de la folle aventure, se rappelant à nos influences de cinéphiles : le road trip en bus à la Priscilla Folle du Désert, les dynamiques homos grognons pas grognons (La Cage aux Folles), des films dans des piscines avec des gars déprimés mais à grand succès (Le Grand Bain). On ne sent pas de références plus pointues. Le film se contente de survoler le problème, en mettant toujours en avant la difficulté d’être gay.
Le monde après les canicules
J’ai regardé Le monde après nous : un thriller de Sam Esmail avec Julia Roberts et Mahershala Ali ainsi qu’Ethan Hawke et Myha’La. C’est l’un des films les plus dérangeant que j’ai vus jusqu’ici. Chaque image est calculée pour que la mise en scène paraisse froide, chirurgicale, clinique, bizarre. Mais pas bizarre décalée, non, bizarre extraterrestre, presque.
Produit par les Obama, entre autres, je ne sais pas si je peux dire que j’ai aimé. Le film est assez absurde, voire abstrait. Un genre que j’apprécie pourtant. Le message se dilue dans des considérations matérialistes étranges (les dialogues font assez cheap) où flottent quelques éléments brillants et des idées de mise en scène pertinentes (les animaux, les tracts, le cargo…).

Musique
Quelques pistes de ma playlist aléatoire du jour …
Je suis dans ma phase nostalgique:











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