20260805_Daily’picks et journée à l’atelier

À l’atelier

Il fait bon ce matin à l’atelier. J’avance à tâtons et j’écoute les tensions et douleurs de mes articulations. Le nouveau traitement n’agit plus cette semaine. Vendredi sera le jour du renouvellement. J’ai quand même pris un café, alors que je sais que ce n’est pas si bon dès le matin. Mais j’avais l’impression que l’oreiller m’avait mis une claque.

Un fin rayon de soleil a percé les nuages. L’air devient frais. Une bourrasque s’engouffre. La couleur de l’atelier jaunit. À travers les rideaux blancs et le blanc de Meudon, le soleil n’envoie pas sa chaleur et il fait bon dans la véranda.

Je peins. J’ai sorti l’aquarelle et le papier. Mon pinceau trace des lignes délicates. Je ne savais pas trop ce que j’allais faire. J’ai laissé allé le pinceau. Et sont apparues des fleurs abstraites.

L’ébauche faite, j’ai choisi une dizaine de couleurs. J’ai cherché les tons les plus naturels. Ceux qui font « terreux », « herbeux ». J’ai cherché la couleur de l’althéa. De la fleur fanée après la canicule. Un peu de la couleur de l’été.

Que vais-je faire ensuite ? Me direz-vous. Du découpage et du collage. La suite au prochain épisode. Cf. Vidéo ci-contre :

J’ai écouté

Passages : passion lecture !

Ce truc de la vitamine D : trop bizarre, cette docteure qui parle là… on dirait qu’elle fait des expériences avec ses patients. Dangereuse la meuf !!! Mais bon, cest comme l’émission sur les oxalates, j’apprends des trucs du genre… la D est une hormone et non une vitamine. Elle sert principalement pour le sommeil… .



La suite des films

Excusez-moi encore une fois, suite à ce défit analogique, j’ai zappé certains films déjà vus récemment (À la Croisée des Mondes, version film avec Nicole Kidman et Daniel Craig, les Agatha Christie, et Alien 1)… Je dois avouer que le défi avance. Mais lentement. En 30 jours, j’aurai à peine le temps de regarder 35% de mes films. Il faut dire que comme il fait moins chaud, je reprends lectures, bricolage, jardinage, balades et peinture. J’ai juste un problème d’essoufflement, il faut que je reprenne le cardio.
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Alien 3 puis Alien VS Predator

Ces deux films sont radicalement opposés. D’abord, Alien 3 par David Fincher donne la suite toute tracée (et la fin) d’une Ripley à vif. Après James Cameron et Ridley Scott, l’Alien de Fincher n’est plus du tout un film de science fiction. Il a été transformé en un thriller horrifique, un drame sur la violence des hommes, dont il a l’habitude (Seven, Fight Club). Le décor est planté dans une sorte de pénitencier pour les forçats de l’espace, où a échoué le vaisseau délabré de Ripley après la dernière attaque. L’ombre des aliens n’est pas loin. Ceux-ci ne tardent pas à terrifier les prisonniers-esclaves. S’ensuivent des bastons, quelques cascades improbables, des morts… avec pour traits communs de ne pas trop nous attendrir. On ne ressent vraiment rien car les personnages sont assez mal écrits. Ils se battent, luttent en vain, dans un état du monde qui ne donne même plus envie de se battre. Au moins, on aime Ripley et le respect du genre horrifique, qui met en tension une créature plus vicieuse à cause d’un secret qui va changer le dénouement du long métrage. Reste un film assez bâclé et sans âme.

A l’inverse, Alien vs Predator est un pur divertissement avant d’être un objet de cinéma. Le Prédalien se retrouve à pourchasser des aliens disséminés partout et un véritable massacre a lieu dans une petite ville calme en lisière de forêt, bouleversant des habitants dont je ne me souviendrai jamais du nom ni de la quête personnelle, à part un ancien prisonnier en quête, lui, de rédemption et un shérif impuissant.

Le film n’est rien d’autre qu’une suite plaisante de jump scare et de bains de sang. Entre Scary Movie et Destination finale avec un alien dedans… Si vous vouliez cela, vous serez servis ! Un cinéma primitif en quelque sorte.

J’ai revu Big Fish

Bon le problème c’est que le dvd est rayé. J’aime franchement ce film sur le deuil et la filiation, ainsi que sur la thématique de l’imagination et du pouvoir de celle-ci pour se donner du courage. J’ao beau avoir’plus de mal avec d’autres Tim Burton que je ne peux plus regarder comme avant, celui-là est presque à part.

Blade Runner

Le « chef d’oeuvre » de Ridley Scott est trop long. Les scènes avec musique et qui mettent longtemps en tension sans qu’il ne se passe rien, c’est un peu la panacée en SF. Dans 2001 l’Odyssée de l’espace, déjà, les longues scènes musicales filmant le décor, et sans éléments narratifs, se succèdent sans fin.

L’on sait déjà dès le départ quelle sera la grande question qui sous-tend la raison d’être de cette libre adaptation d’une nouvelle de Philip K. Dick. Qui sont les replicants ? Comment savoir ? N’en seriez-vous pas un ? La thématique de l’androïd répond en miroir aux problèmes d’eugénisme (sélection génétique humaine) et de racisme. Comment peut-on qualifier de non humaine, des personnes façonnées comme des humains ? Si la thématique reste contemporaine, le traitement a un peu vieilli. Finalement, à mon dixième visionnage je peux dire que Blade Runner est un film au décor cyberpunk le plus incroyable et le plus réaliste qui soit encore aujourd’hui et qu’il s’agit là surtout d’un film policier et d’action avant d’être un film d’anticipation. Il met en scène les figures classiques de l’enquêteur (Harrisson Ford) torturé qui plus est; et de la cible poursuivie mais incomprise. À la fin, Blade Runner fait apparaître des questions philosophiques déjà posées par Platon et puis d’autres encore après. Qu’est-ce que la réalité ? Sommes-nous véritablement l’expression de cette réalité ? À partir de quand l’IA aura-t-elle une conscience décrétée comme vraie ? L’humain n’est il humain qu’à cause de son empathie ?

Allez vous avez 3h!

Choses utiles

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