EDITO Eclipsé
C’est le titre le plus looooooooooong de la planète terre de toute l’histoire des blogs. D’ailleurs, en parlant de planète, voici des nouvelles de l’éclipse hier. Il faisait chaud. Sec. Sol croustillant. Sable sous les pieds. En pleine Touraine sud. Quelques nuages. Une belle éclipse. Je ne suis pas devenue aveugle…







Menus
Ces derniers jours, on expérimente « prévoir les menus sur 7 jours » afin de faire des économies. Avant cela, on avait une vague idée de 2-3 plats â cuisiner par semaine et le reste, c’était des plats rapides à cuisiner le midi ou lorsque nous sommes fatigués ou des plats industriels.
Désormais, nous avons une centaine d’idées recettes dans un classeur, sélectionnées soit dans les livres de cuisine que nous avons, soit en fonction de ce qu’on cuisine le plus habituellement ou ce qu’on aimerait cuisiner plus. Toutes les idées sont sur une base végane ou végétarienne à adapter. Ensuite, tous les dimanches on pioche dans la liste pour faire le menu de la semaine en retirant 2 repas (qui serviront à manger les restes). Le mardi on peut manger gras. Le jeudi on mange sur le pouce et les weekends on cuisine plus longuement.
En fonction de cela, on ne cuisine plus en fonction de l’humeur, mais d’un menu précis. Si on ne trouve pas le temps de cuisiner, il faut donc prévoir à l’avance que le plat soit prêt avant. Il n’y a plus que 3 plats végétariens industriels parmi les 14 repas par semaine (fréquemment : steaks végés, panés véganes ou cordons bleus végé). Car merci le documentaire france television sur la bouffe industrielle ultratransformée. Tout le reste est cuisiné. C’est une sorte de résolution 2026 pour manger plus sain et diversifié, car je n’arrive pas à gérer l’inflammation quand je ne suis pas « d’humeur à cuisiner », et qu’à cause de mes problèmes de santé, je mange moins bien… c’est un cercle vicieux. Aussi, je n’ai choisi que des recettes que je peux faire moi-même sans me fatiguer.
Cela évite la question agaçante avec le frigo porte ouverte : « qu’est-ce qu’on mange? » et les deux heures qui suivent pour y répondre, le fait d’y réfléchir entrainant forcément un stress pour celui ou celle qui fait à manger et le stress de l’autre qui le/la regarde faire, et à la fin donc… une envie de chips à la place. En plus de ça, la liste de course est ultra rapide à faire. Nous avons diminué le temps passé dans le supermarché de 30% car la liste des ingrédients est fixe. Je n’ai pas toujours besoin d’aller m’asseoir tout de suite, pendant le temps à la caisse, dans ce cas-là. 35 minutes en magasin et 5 min en caisse c’est faisable en marche dynamique et sans surplace. J’ai beaucoup moins mal après. Plus, je ne pouvais pas. Et la facture à la caisse a aussi baissé d’environ 20%.
Je sais que pour certain•es cela paraît tomber sous le sens, mais je n’ai pas été éduquée comme ça. Avec une vie bien remplie, beaucoup de fatigue et des journées de taf chiantes parfois, nous fonctionnions beaucoup à l’humeur et à l’instinct… par contre, impossible pour nous de faire des « Drive », on est la team « vérifiez le produit par nos propres yeux ».
Merci
Merci aux nouveaux abonnés et nouvelles abonnées ainsi qu’aux followeureuses sur substack ! Déjà une vingtaine en une semaine wouhou ! 🙌 Bienvenue !
Désemcombrer
Et au fait, où en est mon désencombrement ? Eh bien, j’ai peu avancé car les canicules à répétitions me freinent. J’ai tout de même trié deux énormes boîtes contenant de multiples classeurs de papiers concernant ma santé (mutuelle, bulletins d’hospitalisation, formulaires handicap…), anciens cours, anciennes notes prises pour le CAPES, des trucs bizarres aussi, d’anciens relevés de banque sur lesquels j’ai pu voir l’augmentation des prix des choses… l’inflation les ami•e•xs… et jeté 2 sacs poubelles de papiers inutiles. Ensuite, j’ai mis de côté 25 livres pour les revendre au poids et une vingtaine d’autres pour la boîte à livres du quartier. J’ai également trié mes bocaux en verre. Certains, propres et pratiques restent à la cuisine, notamment pour les confitures et autres trucs que je fais… dans une corbeille dans le salon et dans un placard. D’autres sont utilisés pour faire décanter mes peintures, pinceaux à laver. Ensuite pour recueillir mes mixtures (encres, aquarelles… maison), et enfin, les derniers bocaux vont au jardin, pour les graines principalement ! Je garde parfois des couvercles plutôt que des bocaux pour changer de temps en temps les couvercles quand ils ont moisi ou rouillé …
Sinon, le café vanille
du café de la glace vanille
affogato maison
meilleure chose ☕️

Marty Suprêmement chiant

Marty Suprême est un film que je me suis forcée à voir. Pas seulement parce que tout le monde en parlait, mais aussi parce que j’aime bien Thimothée Chalumet (je ne sais plus comment s’écrit son nom alors je fais des blagues), et aussi parce que le pitch me paraissait top délire. Nous suivons donc les affres et aventures rocambolesques d’un joueur de … tennis de table.
Commençons par quelques informations :
Marty Supreme (2025)
Réalisation : Josh Safdie (co-scénario avec Ronald Bronstein)
Avec : Timothée Chalamet, Gwyneth Paltrow, Odessa A’zion, Kevin O’Leary, Tyler the Creator
J’adoooore Tyler dommage que son rôle n’ait aucun arc ! D’ailleurs aucun personnage secondaire n’a d’arc narratif intéressant et personne ne résout ses problèmes à la fin .
Genre : Comédie dramatique sportive Durée : 2h29
Studios : A24.
Synopsis : Librement inspiré du légendaire joueur de tennis de table américain Marty Reisman, le film suit le parcours du protagoniste à travers le monde pour tenter de décrocher le titre de champion du monde de ping-pong. Le personnage, Marty Mauser, est décrit comme un jeune homme porté par un rêve que personne ne prend au sérieux.
Au départ, le film est porté et produit par Chalamet lui-même qui s’implique dans une promotion marketing à outrance. On le voit partout. Télévision, podcasts, publicités, fausses publicités, émissions radio-télévisées … Tant et si bien que certains ne veulent même pas tenter l’expérience. Et d’autres se laissent avoir par le coup de comm’ décalé et jouant avec les codes de la Gen Z. D’ailleurs, le film bénéficie au départ d’une bon bouche à oreille et a rencontré un franc succès critique et commercial, rapportant 192 millions de dollars dans le monde, devenant ainsi le plus gros succès au box-office de l’histoire d’A24. Je peux dire deux choses :
- le succès est certainement dû à la présence « Monstrueuse » de Chalamet. Et sa prestance. (Oui il voulait l’Oscar…) mais aussi à sa présence étendue sur les réseaux sociaux et la répétition de reels, tik Tok et autre shorts bien intégrés.
- Il figure dans les tops 10 de l’année du National Board of Review et de l’American Film Institute, car il cadre assez bien dans le genre « film de l’homme en qui personne ne croyait et qui devient une sorte de quelqu’un » — vous savez, le style Forest Gump, ou The Big Short.
- C’est un film sur le « sport » (soit disant ) et ce genre attire toujours des personnes — hommes — curieux•ses. Il a été nommé neuf fois aux Oscars et onze fois aux BAFTA; et je me demande si ce n’est pas TOUT DE MÊME TRÈS EXAGÉRÉ !
- Chalamet a remporté le Golden Globe du meilleur acteur (comédie/musical) oui GG (good game) Chalumet 🤧
- Chalamet aurait volontairement laissé sa vue se détériorer pour incarner le personnage vieillissant le rendant plus réaliste (non je blague, l’anecdote est vraie mais l’interprétation de Chalumet aurait pu être bonne sans ça).
Malgré le succès public, certaines critiques (dont l’IMDb) restent partagées, reprochant au film de passer trop de temps avec un narcissique agaçant, ce que je trouve moi aussi ULTRA CRINGE, avec des intrigues qui n’apportent finalement rien au personnage. Je n’ai jamais été une seule fois satisfaite d’une situation dans laquelle a été le personnage de Marty. Celui-ci est proprement insupportable et méprisable dans son attitude. Ce n’est même pas un rôle écrit en mode « bad guy » traditionnel, ici, Marty est un homme opportuniste, sexiste, profiteur, calculateur et manipulateur. D’autres saluent au contraire l’absurdité assumée et l’énergie du récit, dans la veine Safdie-esque de Uncut Gems. Personnellement, j’avoue ne pas aimer les rôles qui mettent trop à l’honneur sans critiquer et questionner l’attitude du protagoniste, cependant, ici, en faisant de Marty un horrible personnage qui cherche une rédemption tardive, il n’y a pas tant de critique derrière tout cela. La critique sociale et politique est absente (rappel : contexte de la mauvaise entente Japon-USA). Dans le même genre, la série The Queen’s Gambit (Le Jeu de la Dame) est un bien meilleur exemple de film de sport. Le sport n’est plus qu’un prétexte. Certaines scènes sont absurdes (comme la scène avec son « ami noir ») … d’autres frôlent le ridicules sans avoir une once d’humour noir dedans (les scènes de disputes sont premier degré…). L’aspect historique est remisé à la cave, bien que les décors et costumes soient intéressants. Et la musique est catastrophiques. Certains morceaux auraient été choisis par Chalumet lui-même. Sauf que, à défaut de faire un film à une période reculée des Etats-Unis qui expliquerait la situation financière et sociale du personnage, la musique n’est même pas d’époque, elle est contemporaine. Reste que les morceaux pris isolément sont géniaux ! Mais, leur sélection est incompréhensible dans ce film. En bref, j’aurais aimé qu’il y ait avance rapide.
Liste de recos lecture la suite (partie 2)
Quatre livres, quatre ambiances : ma nouvelle sélection ⬇️⬇️
Après ma première pile, en voici une deuxième (plus resserrée, mais tout aussi contrastée). On passe d’un texte féministe italien oublié à une saga de fantasy young adult, en faisant une escale du côté de l’Amérique inquiète de Joyce Carol Oates. Y a du mouchoir, y a de l’émotion, de l’aventure et des frissons. Larmichette bonjour.
La Massaia de Paola Masino

Je vous conseille ce texte italien des années 1940, longtemps resté dans l’ombre, qui dynamite le mythe de la « fée du foyer » avec cette femme censée incarner la perfection domestique mais => sous le fascisme mussolinien. Paola Masino y déploie une écriture âpre et visionnaire pour raconter le refus d’une femme de se couler dans ce moule. C’est une redécouverte précieuse, rééditée en France il y a quelques temps et portée par une jolie couverture signée des Éditions de La Martinière. Une belle découverte.
Dans le bleu de Joyce Carol Oates

Cela fait plusieurs fois que je le recommande. Mais j’adore Joyce Carol Oates. Ce roman d’apprentissage est donc signé par l’une des plumes les plus prolifiques et les plus sombres de la littérature américaine. Oates y suit une adolescente confrontée à la perte et à l’incertitude, dans une écriture tendue qui ne facilite jamais les choses au lecteur. Traduit par Clémentine Beauvais, c’est un texte qui reste en tête longtemps après la dernière page. Comme j’adore les histoires d’ados et ici l’histoire d’un deuil, je vous le conseille si les mélodrames ne vous font pas peur et que vous êtes ok avec l’émotion qui s’en dégage à vous laisser porter par les larmes et la belle sensibilité de cette très courte histoire.
Les Voleurs de Fumée de Sally Green

Mon coup de coeur. Premier tome d’une trilogie fantasy so British : magie, secrets de famille et château gothique enveloppé de fumée bleue sur la couverture. Que des ingrédients pour me plaire. Sally Green construit un monde riche autour d’un pouvoir dangereux à maîtriser, porté par des personnages qu’on a envie de suivre sur plusieurs tomes. Une lecture parfaite pour retomber en enfance sans perdre en exigence narrative. J’ai hâte de lire la suite. Même si je n’ai pas encore trouvé le deuxième tome.
Le Temps des Sorcières d’Alix E. Harrow

Pareil. Déjà conseillé récemment. Trois sœurs, trois sorcières, et une ville qui a fait de son mieux pour oublier la magie féminine. Alix E. Harrow signe un roman qui parle de solidarité, de colère légitime et de réappropriation du pouvoir, dans une veine très actuelle de fantasy féministe. Un texte porté par une plume vive, entre conte et manifeste. Toutefois, le livre souffre de quelques longueurs et de beaucoup de scènes de pathos. C’est la principale critique que j’ai trouvée sur ce roman incroyable qui m’a emportée avec ses héroïnes attachantes et ancrées dans une réalité historique, avec le retour des procès de sorcières !
Encore une pile hétéroclite — entre redécouverte oubliée, littérature américaine exigeante et fantasy grand public. Mais toujours les mêmes ingrédients qui me plaisent. Sorcellerie, parcours féminins, famille, magie et aventures fantastiques… Et vous, laquelle de ces ambiances vous attire le plus en ce moment ?
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